DEASS : 6 semestres, 1 925 heures de pratique et les critères pour choisir son école
Pour exercer comme assistant de service social, il faut obtenir le diplôme d’État d’assistant de service social, généralement appelé DEASS. Cette formation prépare à accompagner des personnes confrontées à des difficultés familiales, financières, administratives, de logement, de santé ou d’insertion. Elle associe enseignements, travail de terrain et évaluations pour développer les compétences nécessaires à l’information, à l’orientation et à la coordination des réponses adaptées.
Le DEASS : un diplôme de niveau licence pour exercer
Le diplôme d’assistant social correspond à un titre réglementé : le DEASS. Il est indispensable pour porter le titre professionnel d’assistant de service social et exercer dans le champ du travail social. Le diplôme est délivré conjointement par les ministères chargés des Affaires sociales et de l’Enseignement supérieur.
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| Repère | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Intitulé officiel | Diplôme d’État d’assistant de service social (DEASS) |
| Niveau de qualification | Niveau 6, soit un niveau bac + 3 |
| Reconnaissance universitaire | Grade de licence et 180 crédits ECTS |
| Durée du parcours | Six semestres |
| Volume annoncé | 3 242 heures de formation, dont 1 925 heures de formation pratique |
| Certification | Validation de blocs de compétences et épreuves de certification |
Le grade de licence rend le parcours plus lisible, notamment pour une éventuelle poursuite d’études. Le DEASS reste toutefois une formation professionnelle. Il vise l’acquisition d’une posture fondée sur l’écoute, l’analyse des situations sociales, l’accès aux droits et le respect du secret professionnel.
Accéder à la formation : prérequis et admission
La formation est accessible aux titulaires du baccalauréat ou d’une certification enregistrée au RNCP de niveau 4 au minimum. Cette condition permet aux bacheliers comme aux adultes en reconversion disposant d’un diplôme équivalent de candidater. Selon le parcours du candidat et l’établissement, l’admission peut aussi s’inscrire dans le cadre de la formation continue ou d’une validation des acquis de l’expérience.

Un projet d’accompagnement avant tout
Le niveau scolaire compte, mais il ne suffit pas à déterminer l’adéquation avec le métier. Les établissements cherchent généralement à évaluer la compréhension du rôle d’un assistant de service social, la capacité à communiquer avec tact, l’intérêt pour les politiques sociales et l’aptitude à prendre du recul.
Le métier ne consiste pas à décider à la place des personnes accompagnées. Il s’agit de soutenir leur autodétermination, de les aider à mobiliser leurs droits et leurs ressources, puis de travailler avec les partenaires pertinents. Cette approche demande de l’écoute, mais aussi une capacité à analyser une situation et à respecter un cadre professionnel.
Préparer sa candidature avec méthode
Les calendriers, les pièces demandées, les modalités de sélection, les frais éventuels et les dates de rentrée varient d’une école à l’autre. Avant de candidater, vérifiez le statut proposé, qu’il s’agisse de la formation initiale, de l’apprentissage ou de la formation continue. Examinez aussi les conditions concrètes d’alternance, de déplacement et de stage.
Une réunion d’information peut aider à mieux comprendre les attentes de l’établissement et l’organisation du cursus. Il est également utile de contacter directement l’école pour confirmer les échéances applicables à votre situation.
- Repérez les établissements autorisés à préparer au DEASS dans votre région.
- Comparez les modalités d’admission, les lieux de formation et les statuts accessibles.
- Anticipez les justificatifs de diplôme, les démarches de financement et votre disponibilité pour les périodes pratiques.
- Vérifiez les dates de candidature, les conditions de sélection et les possibilités de stage.
Six semestres pour apprendre à analyser, accompagner et agir
La formation se déroule sur six semestres. Elle combine cours, travaux de groupe, études de situations, projets, périodes d’observation, mises en situation et immersion professionnelle. Les 3 242 heures prévues, dont 1 925 heures de formation pratique, donnent une place importante au terrain dans la construction des compétences.
RNCP : référentiel officiel du diplôme d’assistant de service social – Consultez la fiche officielle, les objectifs, les compétences et le référentiel de certification du diplôme d’État d’assistant de service social.
Des stages qui transforment les savoirs en pratiques
La formation pratique ne se limite pas à l’observation d’un professionnel. Elle amène progressivement l’étudiant à comprendre le fonctionnement d’un service, à repérer les dispositifs mobilisables, à préparer un entretien, à rédiger des écrits professionnels et à travailler avec un réseau de partenaires.
Les terrains peuvent relever d’une collectivité, d’une association, d’un hôpital, d’un établissement médico-social ou d’un organisme de protection sociale. Leur diversité permet de découvrir plusieurs façons d’exercer le travail social et de mieux comprendre les relations entre les personnes accompagnées, les institutions et les partenaires.
La logistique mérite aussi d’être étudiée avant l’inscription. Le transport, le budget, la disponibilité et la distance entre l’école et les lieux de stage peuvent avoir des conséquences concrètes sur le parcours. Choisir un établissement proposant des terrains accessibles, prévoir une solution de mobilité et clarifier son statut dès l’admission aide à préserver l’assiduité et la continuité des expériences professionnelles.
Quatre blocs de compétences à valider
Le DEASS repose sur l’acquisition et la validation de quatre blocs de compétences. Ils couvrent notamment la relation d’accompagnement social, l’évaluation des situations, la communication professionnelle, le travail partenarial et l’inscription de l’intervention dans les politiques sociales. Selon les situations, la validation d’un ou plusieurs blocs peut être prise en compte dans le parcours de certification.
Les évaluations prennent des formes variées : productions écrites, travaux oraux, analyses de situations, mises en situation et épreuves de certification. Le mémoire de pratique professionnelle et sa soutenance occupent une place particulière. Ils demandent de relier une expérience de terrain à une réflexion structurée sur l’intervention sociale, l’éthique et les choix professionnels.
Après le diplôme : missions, employeurs et évolutions
Le titulaire du DEASS accompagne des personnes, des familles ou des groupes pour favoriser l’accès aux droits, prévenir les ruptures et soutenir l’insertion sociale. Il analyse une demande, informe sur les dispositifs existants, aide à construire des démarches et assure une médiation avec les institutions lorsque cela est nécessaire.
Son action s’inscrit dans un cadre déontologique strict. Le secret professionnel fait partie des obligations qui encadrent la relation avec les personnes accompagnées. L’assistant de service social doit aussi prendre en compte leur situation globale et les associer aux décisions qui les concernent.
Des lieux d’exercice variés
Les débouchés se trouvent auprès d’employeurs publics, privés ou associatifs. Un assistant de service social peut travailler dans les collectivités territoriales, les établissements de santé, les établissements scolaires, les associations, les ministères, les structures médico-sociales ou les organismes de protection sociale. Les CAF, les CPAM et d’autres services sociaux spécialisés font partie des environnements possibles.
Au quotidien, le métier demande de conjuguer écoute et rigueur administrative. Une situation de surendettement, de violences, de perte d’emploi ou d’isolement ne se règle pas par une seule orientation. L’assistant de service social évalue les priorités, coordonne les interlocuteurs et veille à ce que la personne reste actrice des décisions qui la concernent.
Construire la suite de son parcours
Après quelques années d’expérience, des évolutions vers l’encadrement, la direction ou l’ingénierie sociale sont envisageables. Des certifications comme le CAFERUIS, le DEIS ou le CAFDES peuvent correspondre à un projet de responsable d’unité, de pilotage de projet social ou de direction d’établissement.
Le grade de licence peut aussi soutenir une poursuite d’études, selon les conditions d’admission de la formation visée. Le projet dépend alors de l’expérience acquise, du secteur choisi et du niveau de responsabilité recherché.
Choisir son établissement et financer son parcours
Comparer les écoles ne consiste pas à rechercher une formation meilleure dans l’absolu. Il faut trouver celle qui correspond à votre situation : localisation, rythme, possibilités d’apprentissage, accompagnement pédagogique, accessibilité, partenariats de stage et coût restant à charge.
Demandez également si l’établissement propose un interlocuteur pour les candidats en reconversion, en situation de handicap ou à la recherche d’un employeur pour l’apprentissage. Ces informations peuvent faciliter les démarches et aider à anticiper les contraintes du parcours.
Pour identifier les sessions ouvertes, le moteur de recherche de formations de France Travail permet d’effectuer une recherche par lieu et de comparer jusqu’à cinq formations. Les fiches détaillées indiquent les coordonnées de l’organisme, les modalités affichées et, selon les cas, les rendez-vous d’information ou de présélection.
Les informations générales sur le métier et le diplôme peuvent aussi être consultées sur Onisep et sur le site du ministère chargé des Solidarités. Ces ressources permettent de compléter les informations données par chaque école et de vérifier les conditions applicables.
Le financement dépend du statut du candidat et de l’établissement. Les solutions envisageables peuvent inclure les aides régionales, l’apprentissage, le contrat de professionnalisation, le CPF, Transition Pro ou l’autofinancement. Chaque piste doit être vérifiée avant l’inscription, car une aide peut dépendre de l’âge, du statut, du lieu de résidence, du projet de reconversion ou de la date de dépôt du dossier.
Un échange avec l’école, un conseiller France Travail ou la DREETS de votre région permet de préciser les démarches et de sécuriser le montage financier. Cette vérification doit intervenir suffisamment tôt pour tenir compte des délais de candidature et des conditions propres à la formation choisie.
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